Archive pour la catégorie ‘Tribune’

La prime de partage des profits

Lundi 12 décembre 2011
D.R.

D.R.

Une prime qui déprime !
ou quand le résonnement l’emporte sur le raisonnement

par Jacques Brouillet*

Chacun sait que le gouvernement a cru bon d’insérer dans la loi de financement rectificative de la Sécurité sociale du 28 juillet 2011, l’obligation pour certaines  sociétés, de verser une « prime de partage des profits » :

- On avait pu s’étonner de trouver dans un texte visant à réduire les déficits de la Sécurité sociale, une telle mesure accordant une nouvelle exonération de toute contribution (à l’exception de la CSG-CRDS et du forfait social) dans la limite de 1 200,00 € par salarié.

- On  n’avait  pas manqué par  ailleurs de brocarder les déclarations préalables fluctuantes et sur médiatises concernant le niveau de cette prime pouvant être exonérée.

- On pouvait s’inquiéter  de cette nouvelle

« obligation  de négocier  » s’ajoutant depuis quelques temps à bien d’autres… témoignant une singulière conception de la « relance  du dialogue social » !!! Encore celle-ci n’est-elle pas assortie d’une sanction pécuniaire spécifique, sinon le droit des salariés de réclamer réparation. Lire le reste de cet article »

Cessions de fonds de commerce

Mercredi 19 octobre 2011

L’application extensive des droits d’enregistrement applicables aux cessions de fonds de commerce a été rappelée par l’administration dans une instruction du 17 juin 2011

par Nicolas Marguerat*

Les cessions de fonds de commerce sont soumises aux droits d’enregistrement prévus par l’article 719 du Code général des iImpôts qui prévoit un droit proportionnel de :

- 0% sur la fraction du prix de cession inférieure

à 23 000 euros,

- 3% sur la fraction du prix de cession comprise entre 23 000 et 200 000 euros,

- 5% sur la fraction du prix de cession supérieure à 200 000 euros. Lire le reste de cet article »

Le crash aérien du 16 août 2005 : l’arrêt du 3 juin 2011

Lundi 26 septembre 2011

Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

par Raymond Auteville*

Un voyagiste de la Martinique, avait affrété un avion de la Compagnie West Caribbean Airways, pour des vols charters aller-retour Martinique- Panama, pour toute la période des grandes

vacances 2005.

Le 16 août 2005, l’avion se crasha, dans la région de Maracaïbo, au Venezuela. Les 160 occupants de l’avion (passagers et équipages), dont 151

Martiniquais, sont tous décédés.

L’impact au sol fut si violent, que l’avion a explosé, des bouts d’appareil  et  de corps humains ont été retrouvés, éparpillés sur un rayon d’une centaine de kilomètres.

Il a fallu de longs mois pour identifier, parfois seulement, des parties du corps de certaines victimes.  Certaines dépouilles n’ont  pu être ramenées en Martinique, qu’un an après l’acci- dent.

Certains avocats du Barreau de Fort-de-France ont constitué un groupe informel : « Avocats Martiniquais pour la Défense des Victimes du Crash du 16 août 2005 », pour prêter aide, assistance et défense aux victimes. Lire le reste de cet article »

Justice pénale des mineurs

Vendredi 26 août 2011

Une réforme censurée par le Conseil constitutionnel sur plusieurs points

Une bataille remportée par les avocats mobilisés avant l’été

par Sophie Belmont*

Sophie Belmont

Sophie Belmont

23 juin 2011. Des avocats manifestent  devant le Palais Bourbon pour le respect des droits de lenfant. En France, dans notre

République. Les « bavards » ne lâchent pas ce quils considèrent comme une question nationale des avocats : le projet de loi sur le jugement des mineurs  engagé le 13 avril selon la procédure accélérée. Le Conseil National des Barreaux et les professionnels de l’enfance s’étaient déjà mobilisés le 16 juin pour sensibiliser l’opinion à ce texte qui, présenté selon eux inutilement dans l’urgence, vidait dangereusement de sa substance la réforme de l’ordonnance du 2 février 1945, au mépris de notre Constitution. Si la réforme a finalement été votée en juillet, la nouvelle loi a été censurée par le Conseil constitutionnel le 4 août dernier. Lire le reste de cet article »

La justice des mineurs au service de la jeunesse

Jeudi 11 août 2011

Antonio Fulleda

par Antonio Fulleda*

Rapide tour dhorizon subjectif après 6 ans de fonctions de juge des enfants à Dunkerque (1989-1990), juge des enfants à

Carcassonne (2007-2011). Cet article fait suite à une intervention orale lors du colloque du 2 décembre 2010 organisé par la Maison des droits des enfants et des jeunes et l’Institut d’études judiciaires de Toulouse sur « L’enfant et les violences invisibles : quelles réalités ? quelles réponses ? »

L’autorité appartient aux père et mère pour protéger l’enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité. Ils ont à son égard droit et devoir de garde, de surveillance
et d’éducation (article 371-2 du Code civil). Il est loin le temps du droit de correction paternelle allant jusqu’à  l’emprisonne- ment ordonné par le père. N’oublions pas qu’à la suite du rapport Villermet, une loi du 22 mars 1841 a fixé à huit ans l’âge des enfants autorisés  à aller travailler.  En 1912 étaient créés les tribunaux pour enfants et adoles- cents ainsi que l’institution de la liberté sur- veillée.

L’ordonnance du 2 février 1945 fixant le régime pénal applicable aux mineurs ayan Lire le reste de cet article »

Droit social et calculs de probabilité !

Jeudi 4 août 2011

A propos de l’appréciation des délais à respecter pour notifier une décision

Jacques Brouillet

Jacques Brouillet

par Jacques Brouillet*

Les juristes ne sont pas réputés pour être bons en mathématiques ! Certains prétendent même que leur choix pour des études juridiques a souvent été déterminé par cette déficience…

Et pourtant ils se trouvent confrontés à des

règles disparates et complexes concernant l’appréciation du point de départ (ou d’arrivée…) des délais à respecter pour valider certaines décisions.

Qu’on en juge !

I. Licenciement  et grossesse

La salariée dispose d’un délai de 15 jours pour

faire connaître son état, lorsqu’elle a été licenciée

(art L.1225-5 C. trav.).

Dans un arrêt du 8 juin 2011 (n°10-17.022), la Cour de cassation a considéré que ce délai court non pas à partir de l’envoi de la lettre, ni même de sa présentation… mais celle de sa réception effective. Lire le reste de cet article »