Depuis les écrits d’Aristote, la monnaie était considérée comme une valeur abstraite, nomisma, définie par la loi. Que cette monnaie fut ou non matérialisée dans un support était second.
Quand le pouvoir libératoire d’une pièce de monnaie était inférieur à la valeur du métal dont elle était faite, elle disparaissait de la circulation au profit d’une pièce de moins grande valeur. La première était thésaurisée ou fondue. Cette vision a été la conception commune chaque fois que le pouvoir politique a été fort. Mais, les gouvernements, en lutte perpétuelle contre le faux-monnayage, ont toujours essayé de mettre en circulation des pièces de bon aloi, c’est-à-dire dont la valeur intrinsèque - de marché – était aussi proche que possible de la valeur nominale. Du coup, certains économistes ont préféré mettre en avant, dans la monnaie, sa valeur d’échange et ont dès lors voulu la considérer comme une marchandise quelconque. Pour eux, l’Etat ne décide pas la valeur de la monnaie, il ne fait que la constater. Lire le reste de cet article »

