23ème concours international de plaidoiries – 2ème concours de plaidoiries des élèves avocats
Mémorial de Caen, Caen – 28 et 29 janvier 2012
Le 23ème concours international de plaidoiries du Barreau de Caen et le 2ème des élèves avocats, se sont tenus les samedi 28 janvier et dimanche 29 janvier 2012, sous la présidence de Madame le Bâtonnier Ariane Weben. Son succès d’année
en année ne se dément pas. Lieu de rencontres des avocats du monde, la sélection des candidats, la qualité de leurs interventions, répondent au souhait de ses créateurs le sénateur-maire de Caen Maître Jean-Marie Girault et à Maître Bernard Blanchard, ancien bâtonnier du Barreau de Caen. Nous l’avons rappelé en notre compte rendu de 2011 (Les Annonces de la Seine du
24 mars 2011, page 10).
C’est ainsi que depuis 23 ans se tient à Caen au Mémorial, une grande journée consacrée à la défense des droits de l’homme. Les plaidoiries que nous y entendons d’avocats du monde sont le témoignage le plus significatif que ces droits dans tous les pays en dépit de solennelles déclarations de la Cour pénale internationale et autres sont violés. Le recueil des plaidoiries réunies, prononcées chaque année en sont l’illustration.
Dix avocats sélectionnés y ont concouru : de la République du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Martinique, et de la Métropole (Barreaux de Melun, Marseille, Paris et Rouen).
Le jury était présidé par Abderrazak Kilani, Ministre auprès du Chef du Gouvernement de Tunisie, chargé de relations avec l’Assemblée Nationale constituante, après délibération de celui-ci :
Le premier prix a été accordé à Maître Ophélie Kirsch du Barreau de Marseille pour un sujet intitulé : « Un héros ordinaire », traitant du nécessaire refus d’obéissance des soldats de l’armée syrienne confrontés à un ordre qu’ils considèrent comme étant manifestement illégal.
« Lorsque l’individu s’érige contre l’inacceptable en refusant de se réfugier derrière le déterminisme, et le confort de la fatalité par des formules telles que “je n’ai pas eu le choix… j’ai été contraint… je suis responsable mais pas coupable…” on quitte le cercle vicieux pour rentrer dans le cercle vertueux.
Un refus en entrainant un autre… c’est la liberté qui triomphe ! Le virage est pris pour plus de libertés individuelles ».
Le second prix ainsi que celui du public a été attribué à Maître Gisèle Ngungua Sangua du Barreau de Lubumbashi en République démocratique du Congo pour un sujet intitulé :
« Fatuma : le malheur d’être née femme en République démocratique du Congo », traitant des violences faites aux femmes et particulièrement aux fillettes en République démocratique du Congo.
Lauréats du stage en leur prestation éblouissante ont cité deux plaidoiries prononcées au Mémorial. Madame le Bâtonnier Ariane Weben peut être de plaidoiries des élèves avocats, mais
également de celui des lycéens.
Elle s’est adressée à l’assemblée à la reprise des travaux après le déjeuner en une allocution dont les propos rappellent ceux exprimés avec pénétration, finesse et pertinence en 2011.
Ce 23ème concours a été clôturé après la remise des prix par une allocution de Philippe Duron, Maire de Caen.