Paris – 7 février 2012
Ce mardi 7 février, dans la salle haute de la Bibliothèque de l’Ordre des Avocats à la Cour de Paris, Francis Szpiner a remis à sa consoeur et associée les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite, de nombreuses personnalités, au premier rang desquelles François Baroin, Ministre de l’Economie, se sont retrouvées pour cette cérémonie émouvante au cours de laquelle l’Officiant s’est notamment exprimé en ces termes :
Votre gentillesse naturelle dissimule à merveille votre autorité et votre volonté de faire.
Il ne faut pas s’y méprendre, il y a du Margaret Thatcher en vous.
Vous avez fait vôtre cette phrase de Las Cases :
« Il faut chercher dans le doute et agir avec la foi. »
Associée, vous tenez à démontrer votre volonté d’être utile.
Vous décidez de vous présenter au Conseil de l’Ordre après 7 ans de barreau.
Vous serez élue, j’allais dire bien sûr !
Elue, et bien élue, dès votre première tentative en
2001, et vous siègerez au Conseil sous le bâtonnat de Francis Teitgen et de Paul-Albert Iweins. Vous êtes partout : au cabinet, en prison, dans les prétoires, à l’Ordre, dans votre famille. (…) De votre passage au Conseil, je n’ai recueilli que des échos flatteurs.
Et beaucoup se souviennent encore avec émotion du voyage que vous avez organisé à Essaouira. Le Maroc, toujours !
En 2003, vous obtenez le prix Taittinger, ce qui est votre manière de vous faire pardonner de ne pas avoir sérieusement présenté le concours de la Conférence.
Vous êtes heureuse d’exercer le métier que vous aimez. Vous le faites avec rigueur et passion. Vous le faites aussi avec une force de caractère qui force mon admiration.
Je me souviens vous avoir vue traverser la foule hostile, lors du procès du Temple Solaire, et avancer imperturbable sous les insultes, faisant rempart pour protéger Michel Tabachnik, qui sera finalement relaxé !
J’ai pu mesurer votre force d’âme au moment de la douloureuse affaire d’Ilan Halimi.
J’admire votre profonde humanité, l’attention que vous portez aux autres, la manière dont vous savez redonnez espoir et confiance.
Que le dossier concerne un simple quidam ou un ancien ministre, un gamin des cités ou un PDG, vous êtes la même, attentive, apaisante, disponible.
Vous avez beaucoup vu : la bassesse avec l’affaire Baudis, côtoyé dans l’épreuve les puissants, qu’ils soient Président ou Premier ministre.
Vous avez l’art de désarmer l’agressivité, de
concilier, de rassembler.
Vous avez ce talent qui me laisse rêveur : je ne vous connais ni ennemi, ni détracteur !
Vous cultivez la discrétion, c’est une qualité appréciée de nombreux clients.
C’est pour ça, sans doute, que vous avez Free. Vous avez tout compris !
C’est sans tapage que vous vous investissez dans la vie de la cité, membre de la LICRA, membre du Comité directeur de l’Association des avocats pénalistes présidé par Corinne Dreyfus-Schmidt, car vous savez que l’avocat doit veiller à la défense des droits.
Vous avez la volonté de servir notre profession pour lui rendre ce qu’elle vous a donné ! Vous êtes une associée rêvée et tous ceux que vous avez formés vous en sont reconnaissants.
Vous m’avez dit : j’ai la chance d’exercer le métier que j’aime ! Je vous comprends. Nous avons le plus beau métier du monde !
Mais ce qui me rend le plus admiratif, c’est votre sens de l’équilibre : vous savez mener de front une vie professionnelle et familiale réussie.
C’est qu’être mère de famille et avocat pénaliste est toujours difficile à concilier.
Les audiences qui finissent dans la nuit, les gardes à vue aux aurores, les déplacements plusieurs jours en province sont monnaies courantes ! Vous avez réussi la quadrature du cercle.
Ne manquer ni à ses obligations professionnelles, ni à ses obligations familiales.
Je sais ce que je dois à mon épouse Scarlett, à ma fille Clara-Bella.
Notre métier exige l’équilibre.
Le vôtre, c’est Alex, Ilan, Abel et Solal.
Alex d’abord.
Lui aussi mène une vie professionnelle intense, heureuse.
Mais il trouve toujours le moyen de vous faciliter la vie.
Vous êtes retenue une semaine aux Assises d’Aix- en-Provence.
Alex gère.
Vous êtes retenue presque deux semaines à
Rennes. Alex gère.
Le partage des tâches est bien rare.
Et cette décoration récompense certes votre personne, mais elle distingue toute une famille. Ma Chère Caroline,
Vous êtes une avocate exemplaire.
Votre droiture, votre courage, votre dévouement, votre passion de la défense, contribuent à la garantie d’une bonne justice, qui ne peut exister que si la défense est forte et respectée.
Il était donc naturel que la République récom- pense votre talent !
Spécialisée en droit pénal, Caroline Toby est
reconnue par ses pairs pour sa clairvoyance ; cette jeune avocate, discrète et efficace, ne doit sa réussite professionnelle qu’à son courage et à son pragmatisme.
Son ouverture d’esprit et sa droiture reflètent son sens de l’engagement et de l’honneur.
Nous adressons nos chaleureuses félicitations à celle qui est appréciée tant pour sa haute exigence éthique que pour l’amour qu’elle porte à sa famille.
Jean-René Tancrède
2012-130
