Revue 2011 de l’UJA de Versailles

Les avocats se ramassent à l’appel – Versailles, 17 et 18 juin 2011

Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Vendredi  et samedi derniers, lUnion des Jeunes Avocats de Versailles avait réuni sa troupe au Théâtre Montansier pour se produire sur le thème : « Les avocats se ramassent à l’appel ».

Nous félicitons les artistes : Yazid Abbès, Johanna Acher-Dinam, Olivier Buil, Catherine Cizeron, Laurence Delarue, Michelle Dervieux, Christophe Desjardins, Marie François, Stéphanie Gautier, Sophie Gourmelon, Nicolas Goutx, Virginie Janssen, Corinna Kerfant, Valérie Legal, Cécile Naze-Teulié, Virginie Pauly-Mulot, Clément Raingeard, Helena Ramalho, Nicolas Randriamaro, Philippe Raoult, Sophie Rojat, Olivier Rouault, Sandrine Sauzin et Elodie Vareiro.

Entre sketchs et chansons, ils ont abordé avec talent et humour les sujets politico-judiciaires et lactualité gislative.

Nous leur adressons nos plus chaleureuses félicitations.

Jean-René Tancrède

Mon p’tit trou

(sur le poinçonneur des lilas)

J’suis juste élève avocat

Mais appelez-moi Maître, ça me gêne pas

Je viens d’intégrer l’école

Et je rigole

Car je suis dix fois plus brillant

Que ceux qui exercent depuis trente ans

Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

J’suis juste élève avocat

Recruté avant d’avoir eu l’Capa

Dans un cabinet d’affaires

J’en suis très fier

J’ai des responsabilités

Je gère la machine à café

J’frai mon trou, j’frai mon trou, je suis prêt à tout

Prêt à tout, pour que vous soyez bien jaloux

Je serai la star

De Trappes à Clamart

J’f ’rai mon trou, n’importe où, d’ailleurs je m’en fous

J’frai mon trou, je n’sais où, un peu de partout Je f ’rai mon trou, je f ’rai mon trou, je f ’rai mon trou

J’suis juste élève avocat

Quelqu’un voudrait me dire ça sert à quoi

Je suis le roi de l’arbitrage

Pas besoin de stage

Dans mon cabinet de Lawyers

J’entretiens le photocopieur

J’suis juste élève avocat

Secrétaire de la conf ,’ dans quelques mois

Un jour, je serai Lienard

En moins bizarre

En attendant d’avoir la classe

J’fais des blagues à la Mandicas

J’frai mon trou, j’frai mon trou, j’irai jusqu’au bout

Jusqu’au bout, pour que vous disiez de partout

Que j’ai l’éloquence

D’un greffier d’instance

Photo © Jean-René Tancrède - Téléphone : 01.42.60.36.35

Mais j’m’en fous, voyez-vous, car j’ai du bagout Le bagout, c’est bien tout, c’qui compte après tout

Pour faire son trou, pour faire son trou, pour faire son trou

J’suis juste élève avocat

Parait que j’ai mes chances à Pôle Emploi

Non moi j’veux faire des fus-acs

Issues du Cac

Mais pour avoir un peu de taf

Faudra bien que j’me mette au Jaf

Un jour viendra j’en suis sûr

Où le monde saura qu’je suis une pointure

Vous ouvrirez le journal

Municipal

A la rubrique chiens écrasés

On apprend que j’viens d’être radié

J’en suis fou, vraiment fou, ça me rend trop fou

Mais un fou, un vrai fou, ça r’bondit d’un coup

Même si c’est vulgaire

Je deviens notaire

J’frai mon trou, n’importe où, même dans les égouts

J’y prends goût, j’frai tout, pour avoir des sous Oui plein de sous, oui plein de sous, oui plein de sous… ou pas

Les sans papiers

Laissez passer

Les sans papiers

A l’occasion

Monsieur Besson du long voyage

en dernière classe

vers leurs rivages

Laisser pleurer

les sans papiers

homme, femme, enfants ou même pas nés

qu’un jour ils puissent dans nos consciences nous remuer

A pas d’velours

les sans papiers venus ici

pour travailler respirer l’air

qui est plus sain d’la liberté

Laissez glisser

les sans papiers dans les emplois l’anonymat

dans les rouages bien huilés d’notr’ société

Cette belle machine

Ce beau pays Faut pas leurrer les sans papiers il ne leur offre aucun répit aucun asile

C’est pas brillant

quand on fait l’compte c’est pas donné

tous ces marchands de liberté

et de sommeil

qui leur prennent tout

Laissez tomber

Les sans papiers dans le néant Monsieur Guéant des citoyens

de dernière zone zone de non droit

Laisser rêver

les sans papiers

homme, femme, enfants ou même pas nés

qu’un jour ils puissent dans nos consciences nous réveiller

2011-298

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